Dimanche 20 février 2011
Conférence-débat des Jardiniers de France



Les "Jardiniers de France" (association nationale) de Douvrin et des environs se sont rencontrés à la Salle Léopold Boilly (Salle des fêtes) lors de leur réunion annuelle. En présence de M. Jean-Michel Dupont, Maire, et de M. Patrick Bienkowski, Conseiller municipal M. Jean-Pierre Dubois, Délégué local, a souhaité la bienvenue à la trentaine d'adhérents présents, puis a demandé qu'on observe une minute de silence en mémoire de M. Lucien Bossart, son prédécesseur, décédé l'an dernier.

Ensuite, la réunion a pris la forme d'une conférence-débat. M. Dubois avait invité M. Joseph Bourel, ancien agriculteur à Richebourg, de venir livrer son expérience en matière de produits phytosanitaires. M. Bourel possède également une grande passion pour le jardinage, ainsi que pour la météorologie. De prime abord, il n'est pas un détracteur de l'utilisation engrais et autres désherbants. Il pense qu'ils sont nécessaires. Voilà qui a  le don de la franchise, à l'heure du débat sur les moyens de préserver l'environnement. Pour appuyer sa conviction, il déclare même :"il va bien falloir nourrir les 10 milliards d'humains que comptera la terre en 205".

En préambule de son explication de texte, il informe l'assemblée que la France recense 12 millions de jardins de tout ordre (d'agrément, potager, fruitier, familial). Il est démontré que les jardiniers sont à l'origine de plus de pollution des sols que les agriculteurs, rapporté à l'hectare. Le ton est donné. M. Bourel explique que les jeunes agriculteurs - même s'il y a encore de nombreux abus - sont mieux formés quant aux effets nocifs des produits phytosanitaires, et sont contraints par une règlementation plus stricte.

A contrario, la plupart des jardiniers déverse beaucoup plus d'engrais qu'il ne le faudrait à priori. L'ancien agriculteur exhorte les jardiniers d'user avec parcimonie des produits phytosanitaires, qui sont de trois types : désherbants, insecticides et prophylactiques. D'ailleurs, selon lui, le jardinier n'a pas besoin d'utiliser de désherbants. les parcelles étant en général de proportion assez modeste, et les cultures se chevauchant. Rien de mieux que l'huile de coude. Binage et sarclage sont les deux "mamelles" du jardinier, pour paraphraser Sully.

Le plus important pour M. Bourel, c'est la composition du sol, et partant de là, les nutriments qu'il faut y apporter afin d'équilibrer ses composants. La chaux éteinte est indispensable (30kg par are, tous les 4 ans). Par analogie, on peut dire que son rôle est similaire à la levure pour e pain et la pâtisserie. La chaux permet aux engrais d'optimiser leur performance. A propos d'engrais, M Bourel recommande l'usage de la bouillie bordelaise. Par contre, il reste dubitatif quant à l'emploi du purin d'ortie, suite à une expérience personnelle peu concluante. Autre conseil du conférencier, ou plutôt rappel d'un principe, celui de l'assolement, c'est-à-dire la rotation des cultures. Enfin, M. Bourel préconise l'analyse du sol en vue d'un traitement raisonné.

La réunion s'est conclue par le tirage au sort d'une double tombola. A la clef, de nombreux articles de jardinage.