Vendredi 27 octobre 2017
Spectacle "Tsernitsa" présenté par le Secours populaire français

Dans le cadre d'une tournée organisée par la Fédération départementale du Secours populaire français, la troupe folklorique biélorusse "Tsernitsa" s'est produite à la Salle des fêtes Lirdeman. Cette compagnie avait déjà foulé la scène douvrinoise en avril 2016 ; elle y est revenue avec un spectacle renouvelé.

Les 16 chanteurs et danseurs de "Tsernitsa" ont, à nouveau, proposé au public un voyage à travers la Biélorussie et de sa voisine, la Russie, par le moyen de danses et de chants traditionnels des pays slaves. Les costumes sont toujours aussi variés, chatoyants et bigarrés, et les chorégraphies se déroulent dans une  grande rigueur et une profonde technicité. Cependant, la troupe a fait évoluer son spectacle depuis l'année dernière, en élargissant sa vision artistique à d'autres pays d'Europe orientale , comme la Moldavie, et de l'Asie centrale, avec le Kirghizistan. Plus encore, "Tsernitsa" s'est ouverte à l'Amérique latine : ses danseurs se sont transformés en "Gauchos" de la pampa argentine pour s'essayer au "Malambo".

Faisant le lien entre les chorégraphies, une artiste de la troupe a interprété plusieurs chants biélorusses et russes. Des chants qui mêlent amour, espoir et mélancolie. Leurs sonorités étaient délicieusement désuètes, et leur interprétation, élégamment surannée. La fin du spectacle a été synonyme de surprise pour le public, lorsque la troupe a chanté phonétiquement une référence du registre patoisant : "Les tomates" d'Edmond Tanière.

Mme Yolande Hoyez, Présidente du Comité douvrinois du Secours populaire, M. Jean-Michel Dupont, Maire, et M. Serge Decaillon, Secrétaire général de la Fédération départementale du Secours populaire ont souligné la très grande qualité artistique et technique du spectacle présenté. M. Decaillon a également rappelé que la venue de la troupe biélorusse entrait dans le cadre du soutien à l'opération humanitaire visant à accueillir, durant les vacances estivales, des enfants de ce pays au sein de familles de la Région des Hauts-de-France. Lesdits enfants habitent la zone frontalière d'avec l'Ukraine, non loin de la ville-fantôme de Tchernobyl, où a eu lieu une catastrophe nucléaire, en 1986.