Dimanche 1er mai 2016
Fête du Travail

MM. Albert Vivier & Hugues Houzé de l'Aulnoit - Adjoints au Maire

MM. Valentin Delecroix, Yves Gibault & Patrick Bienkowski
Association des Médaillés du Travail

Mme Carmen Wallart & M. Michel Bécu
Association des Anciens Combattants

Mme Brigitte Larchanché
Association des Familles

Après s'être recueillis au Monument aux Morts, en souvenir des victimes des luttes pour les avances sociales et de meilleures conditions de travail, justes et dignes, les représentants de la Municipalité, les membres de l'Association des Médaillés du travail et les responsables associatifs ont défilé à travers les rues communales, emmenés par les musiciens de l'Harmonie "La Douvrinoise" et les jeunes Sapeurs-pompiers.

Avant la réception, qui a eu lieu à la Salle Léopold Boilly (Salle des fêtes Lirdeman), un lâcher de colombes a été effectué, et les musiciens de l'Harmonie "La Douvrinoise" ont joué quelques morceaux supplémentaires. Lors de la réception, M. Jean-Michel Dupont, Maire, s'est exprimé sur la souffrance du monde du Travail : "Le monde du travail est de plus en plus inquiet. Les crises successives et incessantes que nous traversons alimentent à marche forcée la courbe du chômage de masse. Plus encore, la pression est grande sur les travailleurs, du fait de la compétitivité accrue et des menaces de délocalisation. Aujourd'hui, l'actualité est à la réforme du Code du Travail, dite Loi « El-Khomri ». Elle provoque de vives réactions. Des manifestations ont eu lieu, à plusieurs reprises partout en France. Le débat fait rage entre les partisans et les détracteurs de cette loi".

"Et que dire du chômage des jeunes ? Là encore, c'est un drame national. La priorité serait de ne plus laisser quitter les jeunes du système scolaire sans un minimum de formation. Cela serait aussi de revaloriser le travail manuel, qu'il soit qualifié ou non. Les grands-parents, les parents, désespèrent que leurs petits-enfants, enfants, ne trouvent pas d'emploi, et n'arrivent pas à s'insérer dans la vie active".

M. Alain Hoyez, Président de l'Association des Médaillés du Travail, absent pour raisons familiales, a été remplacé par M. Valentin Delecroix et Yves Gibault, respectivement Vice-président et Secrétaire. Ensemble, ils ont ouvert et procédé à la cérémonie de remise des Médailles et des Diplômes d'Honneur du Travail aux 35 récipiendaires des promotions du 14 juillet 2015 et du 1er janvier 2016 (11 femmes et 24 hommes) : 7 Médailles d'Argent, 6 Médailles de Vermeil, 6 Médailles d'Or et 16 Médailles Grand Or.. Ceux-ci se sont vu offrir un cadeau (une sacoche) de la part de l'Association des Médaillés du Travail, et une corbeille de fruits, par la Municipalité.

Argent
20 années d'activité
 Vermeil
30 années d'activité
Or
35 années d'activité
 Grand Or
40 années d'activité
puce Mme Dominique Denis
puce Mme Mylène Taffin
puce M. Philippe Bailleul
puce M. Christian Bricout
puce M. Joël Carré
puce M. Olivier Caucheteux
puce M. Benoît Dupuis
puce Mme Joselyne Delecroix
puce Mme Isabelle Filiot
puce Mme Nathalie Val
puce Mme Brigitte Vanesse
puce M. Pascal Larchanché
puce M. Michel Luczak
puce Mme Brigitte Larchanché
puce M. Freddy Croizon
puce M. Didier Delval
puce M. Pedro Garcia Arroyo Pedro 
puce M. Dany Leplus
puce M. Jacky Playoult
puce Mme Marie-France Carlier
puce Mme Patricia Queva
puce Mme Janine Regnier
puce Mme Joëlle Sauvage
puce M. Gérard Buirette
puce M. Francis Czerniak
puce M. Jannick Denis
puce M. Michel Drelon
puce M. Jean-Michel Fermantel
puce M. Alain Legrand
puce M. Philippe Liagre
puce M. Roger Maginez
puce M. Jean-Paul Piriti
puce M. Jean-Pierre Samulewicz
puce M. Jacques Sebert
puce M. Thierry Queva

A l'origine, la Fête du Travail fut une journée annuelle de grève pour la réduction du temps de travail, mais elle devint rapidement une journée de célébration des combats des travailleurs. Le 20 mai 1889, à l’occasion de son congrès à Paris, la Deuxième Internationale fait une proposition demandant « l’organisation d’une grande manifestation internationale en faveur de la réduction des heures de travail qui serait faite à une date fixe, la même pour tous ». La date est celle choisie par les travailleurs américains et ce sera le 1er mai, qui prend alors dans le monde entier la signification d’une journée de revendication des travailleurs.

Le 1er mai 1891, à Fourmies, la manifestation dégénère en drame. La fusillade de Fourmies restera dans la mémoire collective ouvrière, nationale et internationale, et à plus forte raison, dans celle de notre notre région, terre de labeur, d'effort et de lutte. Le 23 avril 1919, le Sénat ratifie la journée de 8 heures et fait du 1er mai de l'année suivante, à titre exceptionnel, une journée chômée.

Depuis, le premier jour du mois de mai est resté la journée internationale des revendications salariales et des défilés des travailleurs. Mais c'est en 1936 que les manifestations vont marquer durablement l'imaginaire français. Ces dernières qui ont contribué à l'élection du Front populaire au pouvoir – dont nous fêtons le 80ème anniversaire - obtiennent des mesures en faveur des travailleurs : la semaine de 40 heures et les deux premières semaines de congés payés.

En 1947, le 1er mai devient, dans le Code du Travail, un jour férié chômé et payé pour tous les salariés sans conditions. Mais, ce n’est que le 29 avril 1948 qu’est officialisée la dénomination « Fête du Travail » pour le 1er mai.