Mercredi 8 mai 2013
Commémoration de l'Armistice de la Deuxième Guerre mondiale

MM. Charles Lepers & Didier Godart - Elus municipaux

MM. Raymond Kukula & Jean-Claude Bonhem - Association des anciens Combattants

Mmes Christiane Lelong & Brigitte Larchanché - Association des familles

MM. Alain Hoyez & Patrick bienkowski - Association des Médaillés du travail

Mme Bernadette Fache - Section socialiste

Mme Gaëlle Caron - Association "Faites La République !"

La Municipalité a invité les membres de l'Association des anciens Combattants douvrinois, présidée par M. Jeannot Delecour et les responsables associatifs à prendre part à la Commémoration de l'Armistice de la Deuxième Guerre mondiale. Après le dépôt des différentes gerbes au Monuments aux Morts, le public rassemblé a pris le départ d'un défilé écourté par la pluie, guidé par les Jeunes Sapeurs-pompiers et l'Harmonie "La Douvrinoise", dirigé par M. Fabrice Roche.

La réception s'est déroulée à la Salle Léopold Boilly (Salle des fêtes Lirdeman) où les musiciens ont interprété une nouvelle fois l'hymne national, après que M. Jean-Michel Dupont, Maire, et M. Jeannot Delecour s'expriment au pupitre. Pour le premier Magistrat de la commune, dans l'Histoire de l'Humanité, la Deuxième guerre mondiale gardera éternellement une résonance particulière car elle a donné libre cours à l'expression folle de l'idéologie nazie, à l'imbécile illusion d'une race supérieure. Des femmes et des hommes se sont abandonnés en toute conscience à la déraison, se sont fourvoyés à des pratiques inouïes, où le bien et le mal s'étaient confondus : crimes de guerre, crimes contre l'Humanité, Déportations... et le pire qui soit : le Génocide juif.

Il a ensuite enchainé sur un concept philosophique : la banalité du mal. Celui-ci  permet d'appréhender comment des gens « normaux » peuvent dériver jusqu'à l'inhumain. Ce concept pose des questions essentielles sur la nature humaine : l'inhumain se loge en chacun de nous. Dans un régime totalitaire, ceux qui choisissent d'accomplir les activités les plus monstrueuses ne sont pas si différents de ceux qui pensent en être incapables.

M. Dupont a conclu par cette déclaration qui fait sens : "Plus que le Devoir de mémoire, ce qui nous réunit aujourd'hui, c'est l'interdiction de l'oubli.".

Quant à M. Jeannot Delecour, il a délivré le message de l'Union Française des Anciens Combattants (UFAC).